Mariage Gay et Viande de Cheval : Des sujets pour masquer des résultats économiques désastreux

Les derniers indices PMI des secteurs manufacturiers et des services montrent que la France ne cesse de s’affaiblir. Notre pays n’est pas seulement à la traîne de l’Allemagne, où les indices PMI signalent une nouvelle croissance de l’activité en février, mais également de la zone euro dans son ensemble.

Les entreprises françaises font état d’une baisse continue de leurs exportations, quand celles de la zone euro dans son ensemble progressent.

La part de la France dans les exportations de la zone euro n’est plus que de 13%, alors qu’elle atteignait 18,5% en 1999.

Et la situation du marché intérieur français risque de s’aggraver très  prochainement. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a d’ailleurs dû admettre qu’il ne tiendra pas sa promesse d’un déficit public inférieur à 3% du PIB cette année, en raison de la faiblesse de la croissance.

Il est vrai que ce déficit ne constitue pas, à court terme, une grande menace pour l’évolution de la dette, et il est nettement inférieur à celui de l’Espagne, de l’Irlande et du Royaume-Uni. Il n’empêche que l’engagement qu’avait pris François Hollande de réduire le déficit public à 3% allait incontestablement dans le bon sens. Aujourd’hui nous en sommes hélas très loin.

Le gouvernement semble néanmoins avoir compris une règle de base de l’économie : Trop taxer les entreprises nuit à leur activité et donc aux rentrées fiscales. Fort de ce constat, des mesures ont été prises pour relancer l’activité des entreprises, en allégeant leur fiscalité et en s’attachant à assouplir le marché du travail, mais les nombreux observateurs estiment que ces efforts restent très insuffisants.

A moyen terme, le risque demeure que les investisseurs commencent à considérer la France comme le maillon faible de l’Europe, en raison de son fort endettement, de sa faible croissance, et surtout de son incapacité à initier des réformes structurelles, indispensables pour retrouver la compétitivité et donc l’emploi.

De telles réformes, impopulaires mais salvatrices, sont pourtant incontournables.

Aussi, la classe politique française aura-t-elle le courage de réduire la dépense publique, afin de dégager des marges de manœuvres budgétaires nécessaires à la réduction du déficit et au financement de nos futurs investissements ?

Jean-Christophe Destailleur

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